Let’s meditate!

Let’s meditate!

La relaxation, le yoga, la méditation et tout ce qui se rapporte à une forme de quête pour plus de sérénité et de paix intérieure, sont des pratiques à la mode. Se reconnecter avec soi-même, avec son essence, ses émotions, ses sensations, avec la Nature, avec Sa Nature est une préoccupation de plus en plus rependue et dont on parle beaucoup. Des centres basés autour de ces activités naissent partout sur le territoire. Qui n’est pas encore tombé dans l’une de ces activités ? Qui a su résister à l’appel du Yoga, du Qi Gong, du Tai Chi ou de la méditation par exemple ? Ahhh la méditation, une pratique qu’on imaginait il y a peu encore destinée pour les hippies, les bobos, les routards de retour de voyage en Asie et contaminés par le virus. Comme moi! Un truc un peu mystique. On ne sait pas trop à quoi ça se rapportait, ni comment cela se pratiquait. Encore aujourd’hui on n’est pas toujours très sûr du concept, de la technique, ni comment débuter. Les pro-méditations nous promettent une pratique possible par tous, partout, et que ses effets bénéfiques se font ressentir rapidement sur la santé physique et mentale en pratiquant juste 5 minutes par jour avec régularité. La méditation semble alors avoir des effets miraculeux. Mais qu’est-elle exactement, cela reste encore nébuleux. D’ailleurs cette efficacité promise en seulement 5 minutes par jour soulève quelques doutes quand même non ? Ce serait bien la 1ere fois que l’on serait récompensé pour si peu d’effort et de temps consacré à une activité quelconque. Imaginez s’il suffise de ne consacrer que 5 minutes par jour à faire du sport pour obtenir un corps de rêve, mince et tonique. Imaginez s’il suffise de ne consacrer que 5 minutes par jour à étudier pour réussir ses études et obtenir ses diplômes. Imaginez s’il suffise de ne consacrer que 5 minutes par jour à travailler pour avoir son salaire en intégralité. Imaginez s’il suffise de ne consacrer que 5 minutes par jour à faire son ménage pour que la maison soit rutilante de propreté. A moins que Monsieur Propre sorte de l’écran de télé pour venir nous donner un coup de main musclé – bien sûr pendant qu’on pratique notre méditation – cela ne risque pas de se faire si vite. Les miracles ça n’existe pas!

On dit que c’est l’assiduité qui récompense de ses bienfaits le pratiquant. Alors comme d’autres je me suis lancée, à l’aveugle, séduite par une de ces nombreuses appli mobile qui promet de rendre la méditation accessible aux néophytes. Moi, à néophyte j’ajouterai les adjectifs frileux, peu sûr de lui. Si! Vous savez bien, celui qui n’ose pas franchir la porte du centre Zen de sa ville pour assister à son premier cours de Qi Gong, de Yoga ou de méditation, par peur – car c’est bien de cela dont il s’agit : de Peur. Peur de se sentir seul au monde dans un univers inconnu, au milieu d’individus « initiés ». Ceux-là même qui font parti du cercle exclusif « d’apprentis yogi » et qui le savent en plus!! Toujours ce sentiment négatif, ce bourreau intérieur qui vous rabaisse – réminiscence des traumatismes de la cours d’école avec le groupe d’élèves populaire qui nous impressionnait mais dont nous étions exclu. Ou encore du cours de sport où l’on s’inscrivait pour la première fois alors que tous semblaient se connaître depuis toujours et maitrisaient toutes les techniques et règles de jeux qui nous restaient encore nébuleuses. Je n’en dis pas plus, vous voyez ce que je veux dire ? Et si ce n’est pas le cas cela signifie juste que vous faisiez partie de l’autre catégorie d’enfants, les « initiés » et dans ce cas notre détresse ne vous est pas familière et vous ne l’avez sans doute même pas remarqué à l’époque. Lucky you!

Par ailleurs, si la peur n’est pas un problème et que vous avez pris votre courage à deux main pour assister à votre première séance de méditation, un soir en sortant du travail, comme je l’ai fait vous l’aviez compris un soir de juin, accompagnée d’une « amie-béquille », vous savez celle qui vous donne une contenance et vous impose de ne pas annuler le cours car quelle image renverriez-vous si vous annuliez et que vous la laissiez tomber après avoir vous-même lancé l’invitation et insisté pour assister à cette séance d’essai gratuite de méditation ? Si c’est votre cas, vous faites alors peut être partie comme moi de celles qui se sont senties en décalage total, prise d’un malaise tel qu’il a déclenché un des plus gros fou rire que j’ai jamais eu. J’avoue qu’arriver en retard au cours et pénétrer dans cet espace pour voir une foule de pratiquants (succès de notre époque oblige), assis en tailleurs sur des « ZAFOUS », le dos droit en « position digne », les yeux clos récitant des Mantras, vous fait tout de suite vous sentir comme un cheveu dans la soupe, comme un Homme «clean» qui serait tombé dans une secte hippie en transe collective sous l’effet de la fumette. Et après un moment d’hésitation, entre tourner les talons pour préférer un petit bar sympa où prendre un apéro entre copines, ou bien persévérer et chercher avec inquiétude un moyen pour traverser en silence la salle bondée afin que les intrus que vous vous sentez être ne se fassent pas repérer, vous décidez de vous jeter à l’eau et d’y aller d’un pas décidé! Après tout vous avez peut-être traversé la ville, passé plus de 45 minutes dans les transports ou dans les bouchons, vous vous êtes perdus dans les rues à chercher l’adresse confidentielle et discrète de ce cours, ou bien avez passé 45 autres minutes pour trouver une place pour vous garer. Vous me suivez? Cela vaut bien d’aller jusqu’au bout, au moins une fois dans votre vie.

C’est donc comme bon nombre d’entre nous que j’ai moi aussi ressenti l’appel du saint Graal! Surtout poussée par la nécessité de calmer le bouillonnement intérieur qui s’amplifiait en moi et trouver une voie, une technique qui m’aide à m’apaiser intérieurement et être plus présente à la Vie.

Le cerveau, quelle belle machine, quel bel outil dont nous disposons! Non pas que tous l’utilisent beaucoup ni même à bon escient mais il faut reconnaitre que parmi le règne animal, nous avons été particulièrement gâté.

Grace à lui on peut entre-autre : conceptualiser, élaborer des idées, des pensées, on peut se rappeler du passé, se remémorer les bons et mauvais souvenirs, se projeter dans le futur et planifier nos projets. On peut imaginer, créer des images mentales présentes, passées ou futures, réalistes ou non. Avec notre petite machine interne on peut réfléchir, analyser, déduire, résoudre, commenter, juger, compatir, condamner, ressentir et tant d’autres choses encore. Sans un cerveau nous serions bien peu de choses, un bout de chair, de tendons, de muscles et d’os flasques et sans émotion, sans volonté sans intérêt. Mais comme rien n’est tout blanc ou tout noir, ce petit bijou de technologie organique a aussi ses travers et c’est là où je veux en venir. Je voudrais un instant me focaliser sur un point en particulier qui me ferait parfois souhaiter débrancher la machine.

Ne vous arrive-t-il jamais de ne rien contrôler ? De subir les dictats de votre cerveau, les idées qui fusent et tourbillonnent dans votre tête, le flot de pensées qui se déversent et viennent nourrir le lit de la rivière déjà haute et prête à déborder pour inonder votre esprit de pensées négatives, toxiques et stressantes qui soulèvent de nouveaux doutes et réduire la clarté de votre esprit et votre libre arbitre en un sens. Quand on est abreuvé et noyé sous ses flots de pensées qu’on ne peut stopper, on se sent surmené, on se sent diminué en capacité, cela nous renvoit des sentiments négatifs, bref on se sait pas comment se sortir de ce cercle infernal! Si cela se produit rarement, c’est sans doute normal. On ne peut pas tout contrôler tout le temps, mais si cette situation semble se répéter ou que l’on souffre de subir cet état, il faut le voir comme la sonnette d’alarme interne que votre cerveau vient de tirer. Personnellement, un jour, je me suis sentie dépassée, surchargée de pensées en tout genre qui me rappelaient toutes mes obligations réelles ou que je m’imposais, et qui me renvoyaient aussi l’image d’une personne qui ne gérait plus la situation. Je mettais des pansements sur des plaies qui avaient besoin de désinfectant et de points de sutures. C’était clair, mon esprit avait besoin d’être apaisé, et cela passait aussi par calmer et alléger mon cerveau.

La méditation m’a apporté les moyens d’aider mon cerveau à se déconnecter un court instant, quelques fois! Ce n’est pas évident et cela demande de l’application et de la persévérance. C’est un exercice et comme tout exercice cela demande de l’assiduité, de la répétition, de la patience et du temps.

La méditation m’a enseigné et imposé de me concentrer sur mes sensations. Etre présente à moi-même, au souffle de vie qui circule dans mon corps grâce à la respiration. Elle m’a appris à ressentir mon corps, écouter mes sens, scanner les sensations physiques de mon corps, observer avec compassion mes pensées venir, vivre et disparaître. La visualisation mentale positive, quant à elle, m’a aidé à l’inverse à me déconnecter un instant de toutes sensations, de tout ce qui m’entoure pour élever ma conscience et provoquer un nouvel état mental positif, lumineux, aimant, indulgent et à le faire rayonner autour de moi et sur mes proches et plus encore. Tout n’est évidemment qu’image mentale et ceux qui ont l’imagination facile ou qui sont des créatifs dans leur carrière professionnelle ou leur vie le feront sans doute avec plus de facilité que d’autres. Comme je l’ai dit c’est un exercice, donc une part d’effort est nécessaire.

J’ai commencé à méditer il y a quelques mois et je n’en suis évidemment qu’au début de mon apprentissage, toutefois j’ai noté des bienfaits, un bien-être et une réflexion sur mon quotidien et sur mon propre fonctionnement face à la vie, aux évènements, à mes émotions. Tout un éventail de sujets sur lesquels je vais travailler pour continuer d’apaiser mon esprit de façon durable. La méditation n’est pas juste ce moment où l’on s’installe, les yeux mi-clos avec une musique relaxante et éventuellement la voix d’un coach pour vous guider dans votre apprentissage. La méditation s’applique à votre vie quotidienne, c’est un vrai réapprentissage de notre présence à la vie et à ce qui nous entoure. La méditation se pratique chaque jour dans toutes les activités quotidiennes, en pleine conscience. Il y a bien évidemment différentes approches de la méditation, et différents exercices et il faut chercher et trouver celui qui correspond à chacun(e), mais ces effets sont non négligeables sur notre état intérieur et ne peuvent que nous être bénéfiques pour affronter avec sérénité et un peu plus de sagesse et de relativité tout ce que la société nous impose.

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